Le retour de l'assassin, de Robin Hobb

By lundi, novembre 13, 2017

Le Fou et l'Assassin, tome 4 : Le retour de l'assassin

Affaibli par le poids des années, FitzChevalerie cherche un moyen de secourir la dernière personne qui semble avoir encore besoin de lui en ce monde. Malgré l’envie du Fou d’aider son vieil ami à poursuivre les ravisseurs d’Abeille, son état de santé lui interdit tout nouveau danger. Et aujourd’hui connu de tous à la cour, le noble lignage de Fitz ne lui permet plus la liberté dont il jouissait autrefois. En dépit de ces difficultés, il lui faudra se conformer aux ordres du roi ou subir les conséquences de ses actes pour mener à bien sa mission, qui sera peut-être la dernière… Partagé entre tristesse, haine et faiblesse, Fitz doit à nouveau emprunter les piliers d’Art et rattraper coûte que coûte Dwalia et ses sbires. Aura-t-il la force de recouvrer ses anciens talents d’assassin, d’accomplir sa quête, pour son vieil ami et sa fille ?

Ouvrage paru en 2016 - Support numérique - Editions Pygmalion
Tome 4 du cycle Le Fou et l'Assassin - 451 pages


L'avis de Kahlan

Une fois n’est pas coutume, Le retour de l’assassin est un roman qui porte bien son titre français… Il s’agit de la seconde partie du second tome de la saga Le Fou et l’Assassin de Robin Hobb, et il marque le retour de notre assassin préféré qui semble se retrouver lui-même. Après des années à se laisser aller en tant que seigneur de campagne au domaine de Flétribois, il aura fallu l’enlèvement de sa fille Abeille pour le réveiller et le ramener en partie à ce qu’il était. Et quel plaisir c’est de le retrouver enfin !

Vous qui lisez la suite, laissez tomber ici tout espoir d’objectivité ! Quand il s’agit de Robin Hobb, et en particulier des aventures de Fitz et du Fou, je n’en ai aucune. Mes chroniques oscillent invariablement entre le coup de cœur et le j’ai adoré ! Aucune chance que cela change aujourd’hui : j'ai adoré !

On retrouve donc Fitz égal à lui-même, c’est-à-dire hanté par la culpabilité de n’avoir su protéger ni sa fille ni Demoiselle Evite, que lui avait confiée Umbre, ni même son ami le Fou. Désormais Prince au grand jour à Castelcerf, il est aux prises avec un terrible cas de conscience : obéir à son Roi au nom des intérêts du royaume, ou foncer tête baissée en quête de sa fille et de vengeance par les piliers d’Art. S’il a toujours l’apparence d’un homme de quarante ans, l’âge et le manque d’entraînement pèsent cependant sur lui, et toute la première partie est consacrée à sa valse-hésitation. Cela ne signifie pas qu’on s’y ennuie, attention ! L’habileté de Robin Hobb pour décrire la psychologie de ses personnages n’est plus à prouver et les relations entre Fitz et le Fou sont toujours aussi fascinantes.

On s’intéresse également beaucoup aux personnages secondaires : l’agaçant Lant, le naïf Persévérance, le mystérieux Cendre et même le vieil Umbre dont le corps se dégrade à vitesse grand V depuis qu’il lui est déconseillé d’utiliser l’Art pour le maintenir en état. Et puis l’action se fait plus présente dans la seconde partie. Notre assassin se met enfin en route, et c’est une fois de plus l’occasion pour l’auteur de nous immerger dans son formidable univers. Le Fou et l’Assassin rejoint Les Cités des Anciens, et c’est à Kelsingra, aux côtés de Malta et Reyn que nous nous retrouvons. Devinez dans quel état j’ai terminé ce roman : surexcitée ! J’ai littéralement dévoré le dernier tiers, incapable de lâcher ma liseuse jusqu’à une heure du matin, et tournant et me retournant dans mon lit une heure de plus après ça !

Un quatrième tome qui ne s’essouffle pas, loin de là, et qui nous laisse sur un atroce cliffhanger ! La suite est d’ores et déjà dans ma PAL et les paris sont ouverts : combien de temps vais-je résister avant de m’y plonger ?

Note : ★★
Billet d'origine : eTemporel

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